La dynamique de compétitivité du secteur minier marocain se confirme en 2025. Le Royaume figure désormais au 15ᵉ rang mondial en matière d’attractivité, selon le classement annuel publié par Fraser Institute, qui évalue les juridictions minières les plus compétitives à l’échelle internationale.
Amélioration du positionnement mondial
Cette performance s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue entre territoires pour capter les investissements extractifs. L’indice global d’attractivité des investissements affiche ainsi une progression de 4,27 points, permettant au Maroc de gagner trois positions par rapport à 2024 et de passer du 18ᵉ au 15ᵉ rang mondial.
Évolution des indicateurs structurants
Au-delà de cette amélioration globale, deux indicateurs structurants traduisent l’évolution du climat d’investissement. D’une part, le potentiel minier national enregistre une hausse de 2,73 points, propulsant le Royaume de la 11ᵉ à la 9ᵉ position mondiale. Cette progression reflète l’intérêt soutenu des opérateurs pour les ressources disponibles ainsi que pour les perspectives d’exploration et de valorisation.
D’autre part, l’indice de perception des politiques publiques, qui mesure notamment la stabilité réglementaire et la qualité de l’environnement des affaires, progresse de 6,59 points. Sur ce volet institutionnel, le Maroc occupe désormais le 25ᵉ rang mondial, attestant d’une amélioration sensible du cadre normatif et de la gouvernance sectorielle.
Méthodologie du classement
L’édition 2025 du rapport repose sur les réponses de 256 décideurs issus de l’industrie minière, appelés à évaluer 68 juridictions à travers le monde. L’enquête a été conduite entre le 5 août et le 26 novembre 2025, et ses conclusions ont été rendues publiques à la veille de la convention annuelle de l’Prospectors & Developers Association of Canada, organisée du 1ᵉʳ au 4 mars à Toronto.
À l’échelle internationale, l’État de Nevada arrive en tête du classement, suivi par la province de Ontario. Les États-Unis, le Canada, l’Australie et plusieurs juridictions européennes comptent chacun deux représentants parmi les dix premières positions.